"(Not) a Love Song" in VIVAT LA DANSE !
(not) a love song
Alain Buffard
A la Rose des Vents (Villeneuve d'Ascq) vendredi 30 janvier à 20h / Réservez ici
Cette pièce sera suivie de "Good Boy" (de Alain Buffard) au Garage à Roubaix
A écouter ICI, une interview d'Alain Buffard sur Radio Campus
Cap au Sud pour l’écriture des corps (extraits)
(…) Alain Buffard a présenté (Not) a Love Song, soit "(pas) un chant d’amour", une "tragédie musicale", à quatre interprètes. Le chorégraphe contamine le genre en le perfusant de ses propres références, musicales (de Kurt Weill à Lou Reed) et cinématographiques (du Sunset Boulevard, de Billy Wilder, au Veronika Voss, de Fassbinder). Pleine d’indices de performance, la pièce, qui a lieu dans un décor tout de blanc clinique, s’arroge le droit de mettre en scène deux chorégraphes merveilleusement douées, l’Italienne Claudia Triozzi et la Portugaise Vera Mantero, placées en regard l’une de l’autre au coeur du dispositif. Elles dansent moins qu’elles ne chantent d’une belle voix de gorge. Elles ne sont pas juchées sur des boîtes de médicaments comme dans "Good For", de Buffard, mais sur des talons aiguilles, dont elles changent comme de chemise, sans jamais choir ni déchoir. Rester debout, pour Buffard, n’est pas facile mais cette pièce prouve qu’au prix de l’effort de l’art cela reste possible. Ces deux belles femmes, censées figurer deux stars obsédées par la peur de vieillir, ne restent-elles pas droites dans leurs bottes, ou plutôt dans leurs escarpins ? La musique (Vincent Ségal) constitue le pot commun où l’une et l’autre, accompagnées de Miguel Gutierrez, viennent puiser leur force de frappe. (…) Muriel Steinmetz, L'Humanité, 2 juillet 2007

Pas mal dans le genre (extraits)
(...) La veille, on découvrait (Not) a Love Song, sa tragicomédie musicale camp. Soit un quatuor de choc, Vera Mantero, Claudia Triozzi et Miguel Gutierrez accompagnés du musicien Vincent Ségal. Deux stars vieillissantes, quoique sublimes, un déluge de citations musicales, de James Brown à Lou Reed, de Massenet à Nina Simone pour jeter un peu plus le trouble. La voix, chantée plus que parlée, devient l'instrument de ces métamorphoses incessantes : à ce jeu de haute voltige, Mantero réussit le holdup parfait, son All Tomorrow's Parties version fado étant juste sublime. Gutierrez, un New-Yorkais, est la découverte du festival. On peut ne pas aimer la vision des femmes - même fatales - de Buffard, mais on doit lui reconnaître un sens de la mise en scène sans égal en France. (Not) a Love Song, érudit et tragique, ressemble au juke-box de rêve de nos années YouTube. On souhaite à cette odyssée transgenre un peu plus que quinze minutes de gloire. (...) Fabienne Arvers et Philippe Noisette, Les inrockuptibles, 10 juillet 2007
(…) Alain Buffard a présenté (Not) a Love Song, soit "(pas) un chant d’amour", une "tragédie musicale", à quatre interprètes. Le chorégraphe contamine le genre en le perfusant de ses propres références, musicales (de Kurt Weill à Lou Reed) et cinématographiques (du Sunset Boulevard, de Billy Wilder, au Veronika Voss, de Fassbinder). Pleine d’indices de performance, la pièce, qui a lieu dans un décor tout de blanc clinique, s’arroge le droit de mettre en scène deux chorégraphes merveilleusement douées, l’Italienne Claudia Triozzi et la Portugaise Vera Mantero, placées en regard l’une de l’autre au coeur du dispositif. Elles dansent moins qu’elles ne chantent d’une belle voix de gorge. Elles ne sont pas juchées sur des boîtes de médicaments comme dans "Good For", de Buffard, mais sur des talons aiguilles, dont elles changent comme de chemise, sans jamais choir ni déchoir. Rester debout, pour Buffard, n’est pas facile mais cette pièce prouve qu’au prix de l’effort de l’art cela reste possible. Ces deux belles femmes, censées figurer deux stars obsédées par la peur de vieillir, ne restent-elles pas droites dans leurs bottes, ou plutôt dans leurs escarpins ? La musique (Vincent Ségal) constitue le pot commun où l’une et l’autre, accompagnées de Miguel Gutierrez, viennent puiser leur force de frappe. (…) Muriel Steinmetz, L'Humanité, 2 juillet 2007

Pas mal dans le genre (extraits)
(...) La veille, on découvrait (Not) a Love Song, sa tragicomédie musicale camp. Soit un quatuor de choc, Vera Mantero, Claudia Triozzi et Miguel Gutierrez accompagnés du musicien Vincent Ségal. Deux stars vieillissantes, quoique sublimes, un déluge de citations musicales, de James Brown à Lou Reed, de Massenet à Nina Simone pour jeter un peu plus le trouble. La voix, chantée plus que parlée, devient l'instrument de ces métamorphoses incessantes : à ce jeu de haute voltige, Mantero réussit le holdup parfait, son All Tomorrow's Parties version fado étant juste sublime. Gutierrez, un New-Yorkais, est la découverte du festival. On peut ne pas aimer la vision des femmes - même fatales - de Buffard, mais on doit lui reconnaître un sens de la mise en scène sans égal en France. (Not) a Love Song, érudit et tragique, ressemble au juke-box de rêve de nos années YouTube. On souhaite à cette odyssée transgenre un peu plus que quinze minutes de gloire. (...) Fabienne Arvers et Philippe Noisette, Les inrockuptibles, 10 juillet 2007
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