Un article de Lille-Dicidanse

Publié le par LE VIVAT

Festivals hivernaux en région Lilloise :
Vivat la danse 12ème édition et le très jeune, Petits Pas 4ème édition.
Sur le blog Dicidanse, visible ICI












Il ne faut pas être frileux pour venir et assister aux programmations de ces deux festivals de danse contemporaine au cœur du mois de février. Ce n’est certainement pas le qualificatif que l’on puisse attribuer au public nombreux, motivé et passionné qui n’a pas hésité à remplir les jauges des différentes scènes de la métropole.

Voici 12 ans qu’Eliane Dheygere, directrice du Vivat (scène conventionnée à Armentières grosse bourgade à l’Ouest de Lille), nous concocte un festival particulièrement destiné à la danse contemporaine dans ce qu’elle a de plus singulier et éclectique à la fois. Si la danse tient une part privilégiée au sein de la programmation du Vivat, c’est grâce à la conviction et l’engagement de cette femme qui a fait de la danse contemporaine son cheval de bataille.

Même combat pour Catherine Dunoyer de Ségonzac directrice à l’origine du Centre de danse contemporaine Danse à Lille (scène installé au Gymnase à Roubaix) depuis plus de 20 ans qui mène tambour battant une programmation et une diffusion de la jeune chorégraphie.


Et pour cause, c’est. pour une politique sans réserve que ces deux amies militantes de la culture s’opposent au marasme d’un système culturel en voie de « clochardisation » terme que j’emprunte au philosophe Bernard Stiegler( Revue Mouvement, juil sept 08). Non que les artistes et les intellectuels soient devenus des personnes sans abri, mais qu’ils participent de moins en moins à l’avenir de ce pays.


Si ces deux éditions dont l’adresse au public n’est pas la même, et même si ce public reste l’acteur principal de leur démarche ; enfin je veux dire par ailleurs des festivals qui ne se limitent pas à la sphère des professionnels. Ces nouvelles programmations sont encore plus hardies et pertinentes que les précédentes et pour le Vivat s’étoffe et s’élargit à toute la communauté urbaine et transfrontalière.

De par la grande complicité et entente qui caractérise la dynamique des directeurs et programmateurs de salle de la région (en atteste la récente expérience des RésiDanses). C’est un public connaisseur qui élargit celui des habitués de cette scène provinciale.

Les petites formes des compagnies en résidence ou accueillies par ces scènes n’hésitent pas à se confronter en filiation aux « mamouths» de la scène nationale et internationale mais, à chaque fois c’est dans le même souci d’une esthétique problèmatisante que le spectateur est interpellé.


Et si d’aucuns choquent de par un propos qui bouleverse la bienséance, les conventions et le politiquement correct, la magie du spectacle est à chaque fois préservée et magnifiée par la virtuosité de ces créateurs.

L’imaginaire du plus grand au plus petit fait place à une réflexion;  celle de la place d’un corps dans l’espace à la perception de son identité par l’identification au protagoniste.

Dans ce bref article je ne cite volontairement aucune pièce ni chorégraphe, vous les reconnaîtrez aisément.


PLB  pour Lille-Dicidanse


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Publié dans Infos pratiques

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